La Foire de la Saint-Martin
La foire franche fut initialement fixée aux 12, 13 et 14 octobre de chaque année à la suite d’une pétition présentée par la Fidelíssima vila de Perpinyà au Conseil d’État, le 27 avril 1759.
En 1775, elle fut retardée aux 11, 12 et 13 novembre puis prolongée jusqu'à huit jours. Mais ce n’est qu’en 1867 que la Foire de la Saint-Martin ne se tint plus sur la place de la Loge car un rapport de la Commission municipale chargée d’établir un cahier des charges sur le bail des marchés, places et foires comprenait une clause « par laquelle il serait interdit désormais aux baraques et aux boutiques de s’établir sur la place de la Loge et sous le vestibule de la Mairie..., interdiction qui avait pour but de ne pas entraver la circulation sur cette place pendant la Foire de Novembre »(1)
Par suite de « l’encombrement occasionné par les marchands dont les boutiques en grand nombre occupaient l’avenue d’entrée de la Promenade longeant le mur de la Basse » et de droits de place trop élevés pour les forains, l’assemblée municipale délibéra sur l’utilisation des terrains de la Promenade et d’une partie des glacis.
« Deux portions de terrains seront spécialement affectées aux expositions, étalages et spectacles de la Foire de Novembre dont la durée réglementaire est de 8 jours...
Le premier de ces terrains... consiste en 140 mètres de longueur à prendre le long du Ruisseau des Hortolans près de la haie de lauriers qui clôture les jardins - les boutiques et baraques seront alignées dans la longueur de cette allée sur une largeur de 2 mètres... L’alignement partira du premier platane qui forme par une ligne courbe la limite du chemin des Hortolans. Cette partie de terrain sera occupée spécialement par les marchands de porcelaines de cristaux, les bijoutiers, les couteliers, les confiseurs, pâtissiers, limonadiers, quincailliers et autres marchands étalagistes, avec les jeux de hasard, excepté les chevaux de bois et les cibles et tirs au pistolet et à la carabine...
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